Un tour du monde managérial

stagiaires RH à travers le monde

Alors voilà, je viens de lire et corriger une vingtaine de rapports de stage d’étudiants en Master RH. Ces jeunes, les futures forces en puissance de nos entreprises, sont partis quelques mois vivre une expérience professionnelle à l’étranger : Chypre, Malte, l’Egypte, l’Irlande, l’Angleterre, le Canada, la Thaïlande, la Belgique, la Hollande… Merci à eux pour ce joli voyage autour du monde.

Dans l’absolu, pas de quoi en faire un billet… Sauf que, à la lecture de toutes leurs aventures, il y a un sujet qui a particulièrement retenu mon attention car présent dans tous les rapports, exprimé par tous les étudiants. Qu’ils en aient fait un paragraphe, une page, un chapitre, voire plus, ils ont tous pointé du doigt la différence notable entre notre culture managériale française et l’expérience managériale qu’ils venaient de vivre… Dans mon esprit de lecteur, c’est comme s’il y avait la France d’un côté et tous les autres pays de l’autre… (Notons qu’ils ont tous fait des stages en France les années précédentes.)

De quoi parlent-ils ? De leur relation avec leur superviseur et l’équipe, « je peux proposer des idées, je suis écouté et entendu, et parfois elles sont retenues, j’ai plus qu’à mettre en oeuvre », de l’autonomie accordée à chacun, « nous avions tous nos responsabilités, nous savions tous ce que nous devions faire pour atteindre les objectifs de l’équipe », des codes vestimentaires « nous étions libres de nous sentir nous-mêmes », et de ce que ça leur a procuré : « de la confiance en moi », « le sentiment d’être reconnu pour ce que je suis et je sais faire », « le plaisir de faire partie d’une équipe », « l’envie d’aller encore plus loin ».*

Enorme ! Alors qu’en France, certaines entreprises se demandent encore si ça vaut le coup de se transformer, à l’étranger, le management « libéré » se respire au quotidien.

Ce billet est un billet d’espoir car si en France, tous les media, les experts, les consultants, les DRH parlent d’innovations managériales, à l’heure où les chief happiness officers poussent comme de champignons, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Mais si nos futurs DRH, dirigeants et managers continuent ainsi à parcourir le monde pour pratiquer un management différent, et faire en sorte que cela ne soit plus simplement un modèle à reproduire, mais une véritable façon de vivre l’entreprise ensemble, que cela devienne une évidence, alors l’avenir de nos entreprises est rassurant.

*Alors oui, cela est variable d’une entreprise à une autre. Alors oui, nous parlons bien ici d’un management d’engagement, avec des contre parties qui peuvent faire peur à certains et affoler certains partenaires sociaux, mais parce que ce billet est un billet d’espoir, nous les tairons.

 

 

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