Refonder les liens, une nécessité 3.0

Refonder les liens, une nécessité 3.0

Par essence, l’individu est isolé car indivisible et autonome… (@Elsa Godart – Je selfie donc je suis)

Mais là où jusqu’à présent la somme des individus parvenait à composer le tout d’une société, l’ère de l’hyper-digitalisation dans laquelle nous sommes entrés renforce l’hyper-individualisme.

Les moyens numériques dont nous disposons aujourd’hui nous offrent une opportunité extraordinaire, celle de pouvoir nous exprimer individuellement, de donner notre propre avis, de faire la promotion de nos idées.

« Or le propre de l’hyper-individualisme est justement de ne plus permettre de faire société parce que chacun a le sentiment, l’illusion d’un pouvoir absolu sur sa vie et sur le monde. La volonté hyper-individualiste a fait la peau à la volonté générale ».

A l’heure de l’hyper-digitalisation, de nouveaux paradigmes émergent dans notre rapport à notre environnement…

  • Notre rapport au temps … nous vivons dans l’instantané
  • Notre rapport à l’information … elle vient de partout et par tous
  • Notre rapport aux distances … le monde est à notre portée
  • Notre rapport aux hommes … toujours plus proche, mais de plus en plus seuls

Pour ne pas se laisser complètement aspirer par les nouveaux paradigmes du numérique, il est urgent de refonder des liens sincères et humains. Des liens qui prendraient vie dans le virtuel mais qui s’éprouveraient dans le réel.

 

Alors dans l’entreprise ça donne quoi ?

Si on regarde le verre à moitié plein, ça donne des entreprises qui ouvrent et libèrent la parole des collaborateurs en mettant à leur disposition des réseaux sociaux internes pour créer du lien entre des personnes qui n’auraient peut-être jamais eu l’opportunité de se parler autrement.

Mais si en parallèle on regarde le verre à moitié vide et que l’on s’appuie sur l’analyse d’Elsa Godart sur l’impact du numérique sur notre comportement, et bien on va rencontrer des individus reconnus en tant que un, mais alors sortis du collectif.

Et, volontairement car je n’ai aucune prétention de pouvoir argumenter sur l’approche psychologique de la chose, je vous passe tous les impacts sur l’égo, le rapport à l’autre, le rapport à la hiérarchie, etc.

L’objet de ce billet n’est autre que d’alerter les professionnels de la communication qui, appelés par les sirènes du tout numérique ou enfermés dans des injonctions qui ne seraient pas les leurs, sur les impacts de l’hyper-digitalisation dans nos enjeux d’engagement, de sens, de communication.

Comme un médecin qui étudierait le rapport bénéfice/inconvénient d’un nouveau traitement, l’objet est pour nous d’étudier le rapport de force entre ce que le digital apporte de positif et ses effets secondaires… dont les impacts ne pourraient être réellement perçus qu’à plus long terme.

 

En d’autres mots, n’oublions pas de remettre du vivant dans nos organisations. Refondons le « Nexus », ce lien entre les Hommes qui doit s’éprouver et s’incarner dans la vie réelle.

 

L’intensité d’un regard plongé dans un autre regard,

La force d’une poignée de main sincère

La douceur d’une main posée sur une épaule

Le plaisir d’un sourire adressé

Un café partagé, une main tendue, quelques pas côte à côté pour avancer ensemble

 

Et n’oublions pas que ce qui se fait à l’intérieur se voit à l’extérieur…

 

 

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